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Les réseaux sociaux tels que Facebook, LinkedIn, Viadeo, Twitter et d'autres outils dits « 2.0 » connaissent un énorme succès. Sur ces réseaux sociaux, les salariés sont en avance sur les employeurs et comptent bien bousculer les règles de l’entreprise.Une enquête (baromètre Novamétrie/Digital Jobs) réalisée auprès de 27 DRH et dirigeants et 261 collaborateurs,vient de révéler que pour 80 % des DRH et dirigeants, les réseaux sociaux sont actuellement avant tout un outil d'image et de communication. Seulement 15 % les conçoivent comme des supports pour leur lancement de produits et pour leur relation client et environ 5 % en ont fait un levier de leur stratégie d'entreprise. Alors que pour 92 % des salariés interrogés, ils constituent un bon outil de communication, et 84 % estiment qu'ils sont utiles pour véhiculer leur image. Ils sont aussi une majorité à penser qu'ils sont efficaces pour le recrutement (71 %) et la fidélisation des collaborateurs (51 %). Mais côté employeur, les projets sont encore peu avancés : en matière de recrutement, un tiers reconnaît ne pas avoir mené de réflexion et seuls 20 % ont une stratégie "ébauchée". Ils sont un peu plus avancés sur les projets de développement des réseaux en interne : un quart assure avoir mis en œuvre des projets impliquant les réseaux (blogs métiers, séminaires virtuels…) alors que plus d'un tiers en sont à peine à l'étape de la réflexion. Il faut dire aussi que 45 % des salariés sondés constatent que leur direction ne mène pas du tout de réflexion sur ces outils d’échanges et de communication. Les entreprises réticentes...Enfin, seules 14 % des entreprises interrogées ont mis en place une charte d'utilisation des réseaux sociaux, et pourtant 92 % des collaborateurs déclarent y être présents, 25 % les utilisant même quotidiennement. Actuellement ces réseaux ne sont à l'origine que de 2 % des recrutements, ce taux devrait grimper à 10 % d'ici deux ans. Selon deux études récentes, (l'une américaine, l'autre allemande), le nombre d'employeurs vérifiant toutes ces informations privées sur la toile avant même de faire une sélection de candidats, ou même pour faire cette sélection, est en augmentation. Il est donc difficile pour les DRH d’ignorer ces outils et la logique participative qu’ils imposent. « Or, ils font voler en éclats les mécanismes traditionnels de fonctionnement des entreprises. Les rapports au temps, la notion d’espace géographique, les relations à la hiérarchie, le partage de l’information… tout est bouleversé »,estime Serge Perez, président de l’agence Les Ateliers Corporate. En conclusion, les entreprises vont devoir changer leur façon de travailler et se poser la question de l’innovation managériale. Corinne Neau |
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